Johannes Gelich Chlore
Traduit de l'allemand (Autriche) par Dominique Venard et Catherine Henry
Comme le héros de La Salle de bain (Jean-Philippe Toussaint) s’installant durablement dans sa baignoire, Hans investit les gradins, les vestiaires et le bassin [de la piscine] où il y coule des jours paisibles. Outre la situation similaire de leur personnage, Johannes Gelich partage avec l’auteur français le même goût d’une langue sobre, presque minimale, parfaitement en phase avec les situations décalées et cocasses qu’elle véhicule. A partir d’une trame à priori dramatique - la perte d’emploi - Chlore tourne résolument le dos aux discours ambiants, faisant de Hans un dilettante épanoui et lucide, un sympathique réfractaire volontairement inadapté.
Patrick Braganti, Benzine, lire l'article
Alors que d’autres s’activent, s’agitent et jouent des coudes
dans le monde de l’entreprise, le narrateur, qui vient d’être licencié,
coule des jours paisibles dans une piscine, se laissant bercer par le
doux clapotis de l’eau. Parallèlement à la moiteur de son existence
aquatique, l’incompréhension s’installe peu à peu entre lui et sa
femme Vivien, brillante cadre en communication.
Ecrit dans une langue flirtant avec le minimalisme, ce
premier roman de Johannes Gelich, souvent très drôle, brosse un
portrait sans concession d’une société régie par les lois du marché
et dans laquelle le narrateur fait figure de petit frère d’Oblomov
et de Bartleby.
Traduit avec le concours du BMUKK (Ministère fédéral autrichien de l'enseignement, de l'art et de la culture)
Illustration de couverture Malo
Parution mi-mai 2008
Extraits
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