La princesse Hoppy

Jacques Roubaud
La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador

Dossier de presse

"On peut goûter ce texte au premier degré, l’humour de Jacques Roubaud est délicieux, très anglais. La princesse Hoppy a beau porter un nom de tribu indienne (les Hopi d’Arizona), elle est une cousine de l’Alice de Lewis Carroll. Autour d’elle s’agite tout un bestiaire [..]. Et surtout, le sagace labrador, passionné du Nombre, qui traduit avec élégance du chien (ordinaire, supérieur et même confidentiel) au français. Le chien est une langue qui connaît plusieurs degrés de difficulté, que le lecteur peut avoir à décrypter. Car il est très sollicité, le lecteur ou plutôt l’auditeur. En appendice, le chien lui pose 79 questions, particulièrement sur la structure du chien, langage basé [..] «Ulcérations », qui, dans sa version élémentaire, permet exclusivement l’usage des lettres figurant dans ce mot, les plus utilisées en français: «C’est as iicile», comme dit le chien. Encore que…

Aux plaisirs du conte traditionnel (épreuves, embûches, rencontres avec des êtres fabuleux, histoires enchâssées et plein de poutous, qui sont des baisers), Jacques Roubaud ajoute ceux de la contrainte mathématique exposée avec flèches et diagrammes. […]  Savante ou innocente, la traversée du conte du Labrador est riche en tribulations et épreuves intriguantes et réjouissantes."

Isabelle Rüf, Le Temps, Samedi culturel, 20 décembre 2008

"A l’image de certains tableaux, il est des livres dont la valeur ne se révèle qu’à l’aide d’un commentaire ou d’une analyse critique. La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador, commencé en 1972 et réédité ici sous une forme inachevée mais définitive, est de ceux-là. Jacques Roubaud, mathématicien et poète membre de l’Oulipo (ouvroir de littérature potentielle), signe là une des œuvres les plus expérimentales de ce groupe, en ce qu’elle multiplie les contraintes visibles et invisibles... Aussi l’étude finale d’Elvira Laskowski-Caujolle, L’Épluchure du conte-oignon, que propose ce beau livre des éditions Absalon, illustré par François Ayroles et Etienne Lécroart de l’Oubapo (ouvroir de bande-dessinée potentielle), est particulièrement éclairante."

Julien Barret, note de lecture pour le CNL, lire le texte

"L’art de Roubaud est là [dans la passion pour les nombres], en partie du moins, car il ne se limite pas à l’arithmétique formelle. Et cet art se combine à merveille avec celui du conte qui a besoin, pour fonctionner parfaitement, du mécanisme des chiffres qui lui permettent de tourner rond et d’enchanter tout en berçant. Afin de s’en convaincre, il suffit de penser aux techniques des comptines, qui elles aussi combinent nombres et propos farfelus, et surtout à l’Alice de Lewis Carroll, dont Roubaud est ici un digne descendant quand il déguise l’arbitraire, la fantaisie sous les costumes de la rigueur et d’un sérieux sans défaillance."

Marie Etienne, La Quinzaine littéraire n° 982, 16 décembre 2008.

"Que le lecteur ne compte pas sur le critique pour raconter le conte du Labrador ; il faut qu’il compte sur lui-même, le lecteur, pour se diriger dans le labyrinthe où Jacques Roubaud se complait à conter les aventures du Comte du Labrador, qu’il ne faut pas pour autant prendre pour argent comptant. Dans sa recherche, il sera peut-être content, le lecteur, de lire « L’épluchure du conte-oignon » d’Elvira Laskowski-Caujolle, qui contient un certain nombre d’explications complétant utilement « Le Conte conte le conte et compte » de Jacques Roubaud soi-même, rattachant clairement La Princesse Hoppy à l’influence de Queneau et aux contraintes oulipiennes."

Jean-Pierre Longre, Sitartmag, lire l'article

"Plus que d’une simple réédition, La Princesse Hoppy bénéficie aujourd’hui d’une collaboration étroite et jubilatoire entre un éditeur, deux illustrateurs et une universitaire, tous respectueux du travail et de l’esprit de l’auteur. Ainsi François Ayroles et Etienne Lécroart s’approprient-ils les contraintes du texte pour les transposer dans leurs illustrations, déclinées, comme il se doit, en quatre couleurs.
Avec
La Princesse Hoppy qui peut constituer un premier contact avec son œuvre, le poète et mathématicien Jacques Roubaud est plus que jamais un compteur-conteur."

Patrick Braganti, Benzine, lire l'article


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